Photo ci-dessus : © Quentin Marteau

 

Nouvelle création : Accident de personne

 

 

Avez-vous déjà eu envie de partir loin ? De tout foutre en l'air ?

De recommencer ailleurs ?

C'est grisant, non ?

Avez-vous déjà imaginé votre enterrement ? 

Comme ça, juste pour le plaisir, pour apprivoiser la mort,

pour imaginer le vide que vous laisseriez ? 

A votre avis :

 

"Combien de fois les nerfs peuvent-ils sauter avant de définitivement nous lâcher ?

Combien de fois un cœur peut-il se déchirer avant de finir par craquer ? 

Combien de fois un corps peut-il chuter et se relever ?"

Accident de personne - Extrait du texte

 

 

 

Pourquoi parler de l'envie de mourir, que ça s'arrête ? 

Est-ce que vous la connaissez cette envie, l'envie d'en finir, de tout plaquer pour une autre vie ou pour le néant ?

 

Moi oui. Apparement je ne suis pas la seule. certains s'étalent sur le sujet, d'autres planquent leurs failles, d'autres se suicident, d'autres se détruisent petit à petit, d'autres vivent une vie qui ne leur ressemblent pas, d'autres en rient, d'autres... Il y a 1001 façons de participer au grand jeu de la vie.

 

Le suicide, on en parle peu ou pas, et toujours du bout des lèvres. le fait qu'il soit tabou renforce selon moi le problème et le sentiment d'isolement que l'on peut ressentir quand on vit avec des pensées morbides.

 

Le fait de parler de mes pulsions suicidaires avec d'autres sans me sentir jugée, m'a permis de me rendre compte que je n'étais pas la seule à être passée par là, que ces pensées suicidaires ne faisaient pas forcément de moi une future suicidée. Cela m'a aussi permis de relativiser, de continuer à choisir la vie, de demander de l'aide et d'imaginer d'autres issues.

 

C'est pour cela que j'ai eu l'envie de créer un spectacle qui parle des états de crises et des pulsions suicidaires : pour susciter le dialogue, l'échange autour de la mort et surtout de la vie.

Marie Limet

 

 

 

 

« Le suicide est un moyen d’expression. C’est avant tout une envie de changement,
une envie de vivre autrement » 

Xavier Pommereau 

 

 

 

"Personne d'autre que toi ne pouvait te donner plus de goût pour la vie que la mort."

Edouard Levé 

 

 

Photos : © Line Lerho

 

 

Entre conférence, parcours dansé et journal intime, ce spectacle à la fois tendre et insolent, est un questionnement autour du processus suicidaire et du mal de vivre qui l’accompagne.

 

Dans un jeu physique, Accident de personne explore les différentes formes que peuvent prendre la fascination et l’attirance que chacun pourrait un jour éprouver en imaginant sa propre mort. 

 

« Chaque personnage est un candidat au suicide qui s'ignore »

Xavier Pommereau

  

Une scientifique, un jeune homme au bout du rouleau, une écoutante de « SOS suicide », une jeune fille blessée, la famille, les amis, la mort, sont autant de personnages convoqués pour mettre en relief les différentes facettes de ce sujet traité avec humour, légèreté et dérision sur le plateau. Une danseuse et deux comédiens les incarnent. Sur une bande-son rock’n’roll, les allusions à la douleur mentale et à la douleur physique évoluent en écho pour nous faire entrer dans la tête des personnages… ou en sortir. 

 

« Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face »

David L. Conroy

 

 

 

Ecriture et mise en scène : Marie LIMET

Sur scène : Fanny BROUYAUX, Baptiste MOULART et Natacha NICORA.

Dramaturgie : Jessica GAZON

Scénographie : Vincent BRESMAL

Création lumière : Xavier LAUWERS

Costumes : Isabelle HARDY

Régie : Isabelle DERR

Diffusion : Anna Giolo

 

 

"Votre temps est limité, ne le gâchez pas en vivant une existence qui n'est pas la vôtre."

Steve Job

 

 

 

Avec le soutien du CC Jacques Franck, du CC Acton-Sud, du Théâtre Marni, de l'Arrêt59, du Théâtre des Doms, de la Latitude 50, de la Fondation Serge et les autres et du Centre Prévention Suicide.

 

 

 

 

Merci à la Roseraie, la Galafronie, la Casquette, François Saussus, Felix, Mathéo, Laure Saupique, Amélie Mélotte, Clara Lopez, Samuel Limet, Marie-Paule et Joseph Limet, Jean-Guillaume Teheux, Quentin Marteau, Béatrice Damit, Roger Hilgers, Line Lerho, Enrique Castillo, Jean-Jacques Mathy, Morgane Gélébart Taulois, Marylène Burton, Micheline Philippe ... les amis et la famille !

 

Merci encore à ceux qui ont choisis de nous faire confiance et de soutenir financièrement ce travail : Michèle Du Bus de Warnaffe, Marie Philippart, Comtesse Théodule d’Ursel, Mr et Mme Van Malderghem-Falise, Mr et Mme Dubois-Bolland, Bernadette Van Horenbeeck, Mr et Mme Droissart-Clément, Mr et Mme De Smaele-Deckmyn, Mr et Mme Delfosse Sentjens, Mr et Mme Mernier-Bozart, Lydia Franckart, Philippe Lambrecht, Marie-Hélène Collet, Mr et Mme De Smaele-Escudero, De Monge Vicomte De Franea, Mr et Mme Cortes Cervilla-Leclou, Denise Klinkenberg, Mr et Mme Degaillier-Simal, Mr et Mme Lannoye-Stilmant, Mme Moretus’Plantin De Limburg, Emmanuel Mossay, Catherine Mailleux et Pierre Grossi, Micheline Philippe et Mme Ghislaine Smeesters.

 

 

 

Tout le monde ça n'existe pas

© Laura Zuallaert
© Laura Zuallaert

 « Si quelqu'un a envie de mettre un instant, ses pieds dans mes chaussures... vas-y! »  

 

Ce seul en scène de théâtre physique a le désir de questionner la différence, en mettant les tabous liés au handicap sur la table. Le point de départ est un objet : une prothèse esthétique qui représente ici ce que l’on est prêt à mettre entre soi et l’autre pour se sentir aimé et appartenir au monde. Vera débarque sur le plateau. Elle porte un chapeau, une perruque, des lunettes de soleil, un portemanteau, une prothèse, une valise, des talons ... et une radio sous le bras. D’où vient-elle et pourquoi faire ? Le sait-elle elle-même ? Ce qui est sûr c’est qu’elle n’a pas sa langue en poche et que son corps la démange.......

 

 

« Non mais sincèrement, t'imagines venir au monde avec les jambes molles, sept doigts, un bec de lièvre, de la merde dans les yeux, sans trou de cul, des petits seins, une face de pet, un cerveau de blonde, ou une main en moins ? Sincèrement tu pourrais vivre comme ça ? Avec un truc qui manque ? » 

 

 

 

 

De et par Marie LIMET

                                      Mise en scène : Laure SAUPIQUE

                          Traduction en langue des signes : Evelyne DEVUYST

                                           Costumes : Lucie BURTON

                                          Lumières : Xavier LAUWERS

Régie : Isabelle DERR

 

 

Une coproduction du Théâtre de Poche et de la Cie La peau de l'autre

Avec le soutien de l'asbl Le Père Prodigue, Danscentrumjette, la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale, le Marni, le CC de Dour et l'AWIPH.

     Mention du Jury des Rencontres Jeune Public de Huy : Puissance artistique.

         Nominé pour le Prix de la Critique 2013 dans la catégorie seul en scène.

 

 

© Laura Zuallaert
© Laura Zuallaert

 

 

No Body

© Laura Zuallaert
© Laura Zuallaert

D'où rentre-t-elle avec sa valise et sa radio ?

Cet air qu'elle se met en boucle :

"Nobody, nobody

Will ever love you the way I could love you

Cause nobody, nobody is that strong."

Prise en flagrant délit de fragilité, Véra met le spectateur au défi.

Le premier qui rentre dedans, elle l'épouse.

 

Forme courte à partir des parties dansées. 

"Tout le monde ça n'existe pas".

En français ou en anglais.

18 min.

                                                          « Wanna try ? » 

 

 

De et par : Marie LIMET

Mise en scène, dramaturgie : Laure SAUPIQUE

Costumes : Lucie BURTON

 

Une production de la Cie La peau de l'autre